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Comme à chaque fois, on ne peut pas lire un de ses livres sans que l'on soit pris par un désir irrépressible de le finir vite, aussi vite !
Acide sulfurique est une écriture du dialogue dans la grande lignée Nothombinesque.

Un camp de concentration à l’heure de la télé-réalité, la trash-tv qui envoie les détenus tous les jours à la mort grâce à la sélection des kapos. Ceux-là ont une moyenne d’âge de vingt ans, ils semblent avoir le pouvoir de faire abstraction de leur humanité. On y découvre Zdena, une fille détestable de part son physique et son insignifiance passée.
Zdena tombe sous le charme d’une jeune détenue, CKZ-114. Elle n’apprendra son nom que bien après.
CKZ-114 ou Pannonique devient un symbole pour EPJ-327 qui voit en elle celle qui va les libérer. Elle permettra à son entourage de profiter de chocolat, une ration maigre mais nécessaire pour qu’ils ne se fassent pas tuer.

L’endroit est un camp de concentration, le camp devient par l’Histoire une création nazie. On meurt petit à petit ; à la seule différence qu’il y a des caméras, on y filme tout. Dans acide sulfurique, le téléspectateur est le maître grâce à sa zappette. Il choisit pour des raisons quelconques qui doivent être mis à mort. C’est une démocratie, le pouvoir par le peuple. Le pouvoir de la bêtise humaine qui peut traverser les générations.

Il est écrit que l’Histoire se répète.

Ahmed Malek

Ahmed Malek s'est éteint jeudi 24/07/2008.

Il a été le compositeur de bon nombre de productions cinématographiques algériennes :

Les vacances de l'Inspecteur Tahar.

Omar Gatlatou

ou bien la série : L'incendie.


C'est la musique de cette série qui bercé mon enfance, et je me vois parfois en train de la fredonner. Faute de fichier, je ne peux pas vous faire écouter un extrait tout enclin à la mélancolie.

voici un autre document.


Une exposition se tient ces jours-ci au Palais de Mustapha Bacha de l'artiste"Aziz KACIMI-EL-HASSANI " Les murs en velours supportent de somptueux tableaux aux calligraphies et aux couleurs chaudes.












Ils sont onze à soliloquer sur une Italie qui a du mal à accepter ses immigrés, ils habitent presque tous dans l’immeuble à ascenseur où est retrouvé mort un jeune homme qui se faisait appeler le Gladiateur. Chacun a sa vérité à dire, beaucoup à dire sur eux ou à médire des autres. Leur point commun c’est qu’ils aient connu Amedeo. Un homme que tous apprécient car représentant une certaine Italie et qu’on ne peut admettre qu’il soit immigré lui aussi, venant du sud même plutôt, au delà du sud.

Le roman de Amara Lakhous s’articule sur des vérités et des hurlements. Amedeo est un hurleur qui s’attarde sur l’essentiel. Beaucoup de ses notations sont parfois des éclaircissements des logorrhées des autres.

Il y avait la vérité de :
Parvis Mansoor Samadi. Réfugié iranien, ex-restaurateur se retrouvant faire la plonge.
Bendetta Esposito. Concierge napolitaine, de mauvaise grâce qui interdit l’usage de l’ascenseur, prend Parvis pour un Albanais et Maria Christina pour une philippine.
Iqbal Amir Allah. Originaire du Bangladesh qui tient un magasin. Il a une obsession maladive quant à l’inversion de son nom et prénoms présageant, si tel est le cas, d’un malentendu pouvant lui coûter la prison.
Elisabetta Fabiani. Habitait seule avec son chien Valentino jusqu’au jour de la disparition du chien. La solitude qui mène à des états tels.
Maria Cristina Gonzales. Péruvienne en situation irrégulière et qui est logée chez une dame malade dont elle assure la surveillance. Maria Cristina passe pour être celle qui avorte le plus. Néanmoins, elle rêve d’avoir un garçon dont elle s’occupera comme une vraie mère et qu’elle appellera Amadeo.
Antonio Marini. Professeur d’Histoire contemporaine ; le moins qu’on puisse dire est qu’il voue une obsession pour l’ascenseur dont il clame l’effet civilisationnel.
Johan Van Marten. Jeune hollandais épris de cinéma néo réaliste italien. Il rêve de tourner un film autour de l’ascenseur et essaie en vain de convaincre les habitants qu’ils ont des capacités pour être des acteurs.
Sandro Dandini. Tient un bar. C’est lui qui donna le nom de Amede à Amedeo. Féru de foot.
Stefania Masaro. Femme d’Amedeo.
Abdellah Ben Kaddour. Quelqu’un qui a connu Amedeo avant.
Mauro Betarrini. Commissaire de police détient la clé du meurtre et de l’identité d’Amedeo.

J’ai bien aimé ce roman. D’une légèreté qui dénote une profondeur quant au sens de l’origine.
Je le conseille vivement à le lire.


Tout se passe la veille de mon anniversaire, enfin, pour l’auteur, il s’agit de la nuit du 5 février. Djoudet Malakout alias Djo, ex-commissaire doit élucider la disparition d’un jeune receveur à Zeralda et qui est originaire d’El Harrach.
Pourquoi un retraité s’intéresse-t-il tant à la disparition d’une personne lambda ? Me posais-je la question ainsi que son demi-frère Aybak qui œuvre dans les strates immatérielles d’une nomenklatura aux prises au pouvoir.

Le pouvoir est représenté par S, appelé encore Structure. Image, ou fantasme du parfait gouverneur de gouverneurs, créateur de machineries et catalyseur sur une scène qui dépasse le champ banal de simples citoyens.

Djo enquête, pose des questions, observe et décrit son Alger à travers la rue Didouche Mourad qui s’étend jusqu’au Télémly où il habite. Il est bourré de peur, résigné à la déchéance, rêve tant de retrouver Amata à Tamanrasset mais doit aider Zedma, un ex-terro qui lui sauve la vie après une embuscade. Il lui demande de retrouver le jeune receveur.

La structure du roman suit une chronologie parsemée de flashbacks. Si on est féru de sigles et acronymes faisant référence aux sphères lointaines du pouvoir, on est bien servi avec des explications ficelées dans le genre ; ce que je n’ai pas aimé. Le personnage de RAS, journaliste vestigial des années sombres, disparaît avec son rapt, et on ne sait rien de ce qu’il lui est arrivé.
On ne saisit pas la relation entre la disparition du receveur et l’enclenchement d’une spirale qui va tout balayer autour. Dans les dernières pages, on comprendra que ce receveur est parti avec une fille vers Oran. Auparavant, la fille de S est tuée par son copain ; ce Structure est furieux, s’exile à Tamanrasset où il va crever par des morsures de serpents.

Ce roman nécessite-il une relecture pour y dénicher la subtilité ?

Pour ainsi dire : Sans vouloir le démonter, ce roman est plat et manque de jonctions nécessaires à la compréhension du tout. Ceci étant, ce n’est qu’un avis et non pas une sentence.

Eole

Vents ennemis à l’horizon


Vents soufflent de loin leur haine
Haine s'essouffle dès que vents s'en vont
S'en vont si loin nos marasmes éternels
Eternelles visions du vent qui tance
Lance ses vagues de souffle de vent
Ainsi font, vont nos vents du nord
Nord offert, espoirs du ponant ?
Du sud viennent des gens prospères
Chaleureux du corps,
Cœur à la chaleur
Chaleur des retrouvailles
A l'unisson
Bribes de discussion
Rires en effusion
Au loin, chuchotements d'enfants
Tout près, au sud caresses d'amants





Le dernier roman de Maïssa Bey a tout pour faire grincer les dents des nostalgiques ou ceux qui pensent avoir tourné la page. La France coloniale du XIX eme siècle est une dame qui porte les habits de l'impunité et qui se croit pourfondeuse de civilisation au détriment des droits les plus absolus.

Il y a l'enfant qui la voit arriver, mais qui ne voit rien venir. C'est peut être un mirage, et derrière lui, à flanc de colline, la ville blanche. Plus pour longtemps.

Il assiste honteusement à l'invasion telle les sautrelles. Impuissant, il n'est que le spectateur épisodique de ce qu'est devenue l'Algérie, étape par étape.

Un livre à l'écriture poétiqur malgré l'estampe roman sur la couverture. Un récit où Maïssa Bey tout de morgue tord le cou à des idées reçues faisant bonne image les conventions où colonisation rime avec civilisation.



Extrait :


Elle avance.
Droite, fière toute de morgue et d’insolence, vêtue de probité candide et de lin blanc, elle avance.
C’est elle, c’est bien elle, reconnaissable en ses atours.
Tout autour d’elle, on s’écarte. On s’incline, on fait la révérence.
Elle avance madame Lafrance.
Sur des chemins pavés de mensonges et de serments violés, elle avance.
C’est elle, c’est bien elle dans l’habileté de ses détours, dans l’arrogance de ses discours.
Claquez pavillons, aux armes, citoyens.
Formez les batillons, en rangs serrés ! Tous derrière elle. Et vous peuplades barbares, écartez-vous, prosternez vous. Déposez à ses pieds tributs et actes d’allégeance ! Que nul maraud n’ait l’audace de se dresser sur son chemin : Elle avance.

Elle avance madame Lafrance, droite sur la mer calme et bleue, au milieu de ses suivantes.
Elles sont là.
Elles sont toutes là, La Belle Gabrielle, L’Africaine, La Magicienne, La Capricieuse, La Victorieuse, La Désirée, La Superbe, La Didon, L’Iphigénie. El les autres, toutes les autres.
Escortée de tous ces bateaux aux noms de femme madame Lafrance est forte. Elle est invincible.
Hissez haut les voiles ! Sonnez trompettes ! Tonnez canons !

(…)

Et sur cette terre sauvage, elle vient généreuse, souveraine, dispenser ses lumières.


Aux éditions Barzakh, 156 pages. 450 Dinars




Je ne fait que présenter les deux romans de deux auteurs édités par Barzakh éditions. Pour vous dire la vérité, je n'ai pas encore lu. Il faut que je finisse les autres nouvelles du meilleur ami de l'homme !


Toutefois, j'ai bon espoir que les éditions nous offrent de la bonne lecture, car j'aime lire ce qui se trame chez Selma Hellal et Sofiane Hadjadj.


« Le cortège des berlines blindées serpentait dans la nuit et le
brouillard.
A travers les roseaux muets, suintaient le lumières des phares.
Faisceaux jaunes mordant l'obscure vapeur des enfers. Les barrages de police et
de gendarmerie dressés sur cette partie du littoral algérois avaient disparu
comme par enchantement. Dieu lui-même semblait avoir déserté les trente
kilomètres de nuit et de route entre Alger et Zeralda, localité balnéaire
ridiculisée par l'hiver. Telle une phrase cinglante et vrombissante de
tourments, le serpent d'acier filait à grande vitesse vers un cadavre encore
chaud su une plage vide comme un rectangle. »




"Mais pourquoi s'est il fait appeler Amadeo ?
C'est cette question qui me laisse très perplexe. Son vrai prénom est Ahmed
(...). Franchement, je n'apprécie pas tellement les gens qui changent de prénom
et renient leurs origines : par exemple, je m'appelle Abdallah et je sais que
très bien que c'est un prénom difficile à prononcer poar les italiens et
pourtant, je me suis juré de e jamais en changer tant que je serai en
vie."


(à Suivre ...)



On ne se rend pas compte au premier abord, mais on aime les histoires banales qui finissent presque ou toujours mal. Ce n'est pas le cas des nouvelles de Patricia Highsmith qui nous raconte à sa façon la simplicité d'un quotidien que tout peut rendre instable voire catastrophique, en apparat bien sur, car ses histoires finissent toujours bien, en tout cas pour le personnage central. Un peu comme pour Ripley qui s'en sort malgré qu'il ait tué son ami et usurpé son identité.

Dans "le meilleur ami de l'homme et autres nouvelles" Patricia Hisghmith se dévoile sous deux étiquettes : les débuts et la consécration.

On retrouve dans les nouvelles de jeunesse, datées de 1938 à 1945 :

  1. Une si jolie petite ville.
  2. La chasse au trésor.
  3. Cruelle est la nuit.
  4. Une porte toujours ouverte.
  5. Le mauvais garçon.
  6. Divin enfant.
  7. Le chateau de cartes.
  8. La belle américaine.
  9. L'amour l'après-midi.
  10. Rebecca au piano.
  11. Un bien gentil monsieur.
  12. Des roses pour Miss Trotte.

Les nouvelles de maturié, datées de 1952 à 1982


  1. L'amateur d'oiseaux.
  2. Le meilleur ami de l'homme.
  3. Heureux et humbles.
  4. Le retour des émigrés.
  5. Une femme sans importance.
  6. Deux pigeons s'aimaiement d'amour tendre.
  7. Marché conclu.
  8. La tentation de Mme Palmer.

L'univers de Highsmith est une invitation aux entorses quant aux règles établies. Les marginalisés retrouvent leur port, leur place, grâce à une plume à la description méthodique, subtile et qui ne se lasse pas parfois de nous déranger.

Si je me dois de choisir une seule nouvelle parmi ce florilège de production j'opterai sans hésitation pour "Une femme sans importance"

Hélène Sacher-Hartmann vit à Viennes tout en soutenant qu'elle a vécu à Munich. Elle décide de passer quelques jours à l'hôtel Waldhaus, à Apelbach. Dès son arrivée, elle remarque que les autres personnes la regardent, parfois avec insistance sans pour autant définir quel est la vraie raison, car elle croit réellement qu'elle n'a rien de particulier.

Elle rencontre un jeune homme "Gert Von Boechlein" qui s'empresse de la présenter à sa mère ainsi que sa soeur. Elle fait la connaissance d'un français, "André Lemaître" qui veut l'épouser bien que sachant qu'elle est mariée et mère d'un graçon qui ne vit plus avec elle. Elle a même eu la proposition insolite de Signora Cacciaguerra de se joindre au couple dont le mari semble vouer une intense admiration à la Frau.

Pourtant Héléne n'a rien de particulier qui put attiser tant d'intérêt. Elle se voit tout d'un coup devenir le centre du monde alors qu'elle a bien mûri le projet de le quitter. Elle semble résignée, libre de tout engagement (son fils ressemblant tant à son père, il ne peut que rester avec lui). Elle sourrit à l'idée que son jeune amoureux veuille se suicider du haut de la montagne qu'elle a choisi pour quitter la vie. Quelle coïncidence trouve-t-elle !

Extrait :

Cet après-midi-là, Hélène fit sa valise par goût de l'ordre, et demanda qu'on lui prépare sa note. Le directeur fut surpris qu'elle parte si tôt. Hélène dit qu'elle ne partirait peut-être que le lendemain, mais qu'elle voulait tout règler d'avance. Elle paya la nuit suppélmentaire et laissa un bon pourboire sur sa table de nuit. Dans une enveloppe de l'hôtel, elle glissa cent-cinquante schillings pour Kaethe, la femme de chambre. Elle mit la broche de Gert dans une enveloppe ; elle allait mettre un petit mot puis se ravisa. Elle se contenta d'adresser l'enveloppe à M. Gert Von Boechlein. Inutile d'écrire à son mari ou à son fils, même si elle se sentait capable de leur envoyer un adieu amical. Mais les petits billets de ce genre ne pouvaient que faire de la peine, et puis on les gardait pendant des années et son fils pourrait en souffrir. Les seuls adieux qu'elle voulait faire, elle les avait faits à ses amis, sur le quai de la gare de Munich, avant de venir à Alpenbach.

A six heures, elle sortit en panatlon de ski, capuchons et mitaines. C'était l'heure ou les clients prenaient leur bain et se changeaient pour le dîner. Elle eut la chance de ne rencontrer personne dans l'entrée de l'hôtel. Elle se mit à gravir le sentier enneigé ; quand elle serait au sommet, il ferait nuit. Elle regrettait de causer des ennuis à l'hôtel par une mort accidentelle, mais de toute façon, la mort, c'esr toujours une intrusion. Si elle se jetait dans une rivière, un certain nombre de jour passeraient des jours à chercher le corps, ou bien on le retrouverait sur la rive, des jours ou même des semaines plus tard. Du moins, elle ne mourrait pas dans l'enceinte de l'hôtel. Sans doute tomberait-elle dans une masse de neige accumulée ; elle mourrait de froid ou étouffée. Ces mots n'avaient plus le pouvoir de la terrifier maientant, et n'avaient plus de sens. Et qu'arriverait-i si elle rencontrait Gert au sommet, avec la même intention qu'elle ? Hélène eut un petit rire ; c'était bien peu probable.

Quand elle arriva au sommet de la montagne, elle ne voyait plus où elle mettait les pieds. Elle se hissa par les mains en haut des rochers nus et accidentés. Une fois en haut, elle n'hésita pas plus de dix secondes, respira profondément deux ou trois fois, puis avança, tomba de tout son long dans le vide. Le vent sifflait à ses oreilles à travers le capuchon. Elle plongeait à toute allure, mais elle avait une sensation de légèreté, son existence, son enfance dorée, l'université; son mariage, la dégradation de ce mariage et enfin la dernière période à Munich. Mais tout se passa si vite que cela aurait pu être un seul instantané, ce n'était pas si mal, la vie. Ce fut sa dernière pensée, avant le sombre et ultime déclic.



Perchée sur les hauteurs d'Alger, près du passage exigu de Bab Djedid, la citadelle du Dey trône, vestigiale mais toujours sur pieds et en cours de restauration. Elle nous offre comme pour décrier ceux qui la voient en décrépitude comme le restant de la Casbah, une exposition de l'artiste Rachid Koreïchi sous un titre résolument floral : "Le chemin des roses".





Le scribe nous emmène dans un monde mystique fait par et pour Jallal Eddine El Rumi. Des inscriptions qui se taillent une part d'espace où le sombre recèle une portion de magie, de recueillement.






A travers un I majestueux, se retrouvent face à face des alcôves illuminées discrètement. Des bouts de tissu "auréfiés" d'inscriptions à la sémantique liturgique ? Des écrits en arabe anti-sens, peut-être retrouvent-elles leur signification tapie en nous ?



L'allée centrale est bordée de vasques remplies d'eau où flottent des pétales de roses, le chemin vers une félicité sans détours, et à chaque pas, une inscription qui trône, une inscription qui tonne.






D'un bout à l'autre, une thématique : j'en vois la lumière et les ombres de plusieurs strates d'écrits, une attaque, une agression de pensées. L'ombre au bout est centrale, omniprésent est le noir, et deux vasques disposés à même le sol sur des carrés de pierre. C'est la pièce que je préfère, c'est peut-être là que vous vous sentirez en sécurité.







Citadelle du Dey - Bab Edjedid : Entrée libre. Tous les jours, sauf le samedi, de 11 à 19 h. Vendredi : de 15 h à 19 h

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