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Peter-Zeus Lama est un artiste qui ne rate pas d'occasions pour faire parler de lui. Il rencontre un jeune homme sur le point de mettre fin à ses jours. il le sauve de sa folie pour servir la sienne. 

Il lui propose de disposer entièrement de son corps pour qu'il devienne une oeuvre d'art, le jeune homme se livre corps et âme à celui qui en fera Adam bis: une créature dotée de prothèses, et complétement refondée selon la vision artistique de Lama.

Quelle mort se cherche le jeune Farelli qui reste sous l'ombre de ses frères tellement beaux, tellement riches et idolâtrés. Sans doute, une mort plus que la mort elle même : se vendre pour n'exister plus, substituer une autre image à celle qu'il croit voir, se voir anéantir sous un autre parraître lui donnant un attrait, non pas de l'humain envers la beauté, mais envers la possibilité d'être ce dont on a peur d'être.

Mais alors que le processus est déja entammé qu'Adam bis découvre deux personnes qui lui ouvrent les yeux sur une fenêtre dont le support est un tableau. L'art création, douceur des couleurs, singularités des sensibilités. Son coeur bat pour Fiona.

Il s'en suivra un combat féroce entre lui et l'institution qui l'achetera pour un de ses musées, ainsi qu'un autre combat que doit se livrer le corps contre lui même. 

Un roman touchant que je verrais bien sur l'écran.



Jeux Interdits est la fable de deux enfants : Paulette (Brigitte Fossey) et Michel (Georges Poujouly) qui se mettent à construire un cimetière sur les restes vétustes d'un moulin. 

1940, Paulette se retrouve errant dans la campagne alors qu'elle perd ses parents dans une attaque de l'aviation allemande. Elle prend avec elle son chien mort et rencontre Michel, fils de paysan qui est à la recherche de leur vache.

Michel la présente à sa famille. 



Paulette comprend qu'il faut mettre une croix sur chaque tombe. Les deux enfants entreprennent d'aggrandir le cimetière avec une taupe, un pigeon, un verre de terre, une giraffe ... Les croix disparaissent de partout, du corbillard, et même du cimetière officiel pour attérir dans le petit terreau réservé par Paulette et Michel.


Beau film d'époque qui a remporté le Lion d'Or à la Mostra de Venise ainsi que l'oscar du meilleur film étranger en 1952.



Le Centre Culturel Français pour sa rentrée nous a offert une soirée Courts.

Ils sont neuf, parmi lesquels je citerai mes favoris :






Camera obscura (France. 2007 - 7 mn)












Terminus (Canada. 2007 - 8mn)






Raymond (Royaume Uni et France, 2006)



Cela commence par Timmy Thomas "Why can't we leave together", C'est la rue Bleue. 
Moïse regarde les filles,  celles qui feront sa joie, celles qui engloutiront sa tirelire.



Il achète ses provisions chez Ibrahim, l'arabe du coin. Il commêt de petits larcins et se lie d'amitié à l'épicier. Omar Sharif entreprend l'apprentissage de Pierre Boulanger. 



Moïse est en manque d'amour, en manque de sa mère, de son frère que son père ne cesse de louer son image. Il va aux putes rue Bleue pour se sentir aimé, il va chez Ibrahim l'arabe qui n'est pas arabe pour être mieux accepté. Il lui conte la vie, il lui dit sans cesse qu'il sait ce qu'il y a dans son coran.

Le père disparait, Moïse devient le fils d'Ibrahim qui le mènera dans un périple à travers l'europe en nuages jusqu'à sa terre natale, en Turquie, là où se trouve son destin accompli.

La relation entre les deux fige en des instants sur-réalistes, une question complexe, celle du lien entre les religions, ou comment le dialogue peut s'instaurer entre des exécuteurs de foi que tout sépare. Débat ouvert sur une brèche que bien d'autres devraient user.


François Dupeyron offre une adaptation du récit d'Eric Emmanuel Schmitt d'une extrême douceur, aux couleurs châtoyantes, frisant l'interdit mais avec goût et finesse. 
Omar Sharif est cesarisé en 2004 comme meilleur acteur. Il l'est bien avant cela.



Les orientales
 
Elles sont trois à l'origine : Sylvie Aniorte-Paz (Espagnole d'Oran) avec son frère Gil ont fondé le groupe Barrio Chino, Mouna Boutchebak d'Alger, Saleha Moudjari la constantinoise. Les orientales sont le fruit d'une fusion du travail que mène le groupe et l'orchestre à cordes de la radio algérienne et ressusciter les grands tels que Lili Boniche, Reinette l'oranaise, Maurice El Medioni, El Hadi Jouini.


Je les ai découvertes en 2004 à la clôture du festival culturel européen où régnait un boucan d'enfer. Avec mes amis, nous n'avions pas mieux trouvé que de nous mettre par terre à côté des ambassadeurs !



La soirée au complexe culturel Laadi Flici s'est vue ponctionnée de Mouna et de Saleha (quoique je ne l'ai jamais vue celle-là) à remarquer qu'auparavant, c'était Amina Annabi qui avait le rôle de la guest. (Si ce nom ne vous dit pas grand chose, rappelez-vous de houa hiya ...)

La salle de conférence, euh ... du spectacle est petite. Nous l'avions découverte juste après nous avoir conviés à prendre quelque chose à la cafetéria. Mais il y eut une ruée de super-mamies qui ont rafflé les meilleurs places. Nous pouvions les débuquer grace à leurs brushings divers !



Le concert commence à 22heures pour finir à 23heures. Entre ces deux bornes, Sylvie nous présente la chanteuse Samira Brahmia dont nous attendons le concert pour le 22 Septembre prochain. 

Elles vont reprendre le répertoire que nous connaissons tous : Ch'hilet laâyani; Ana F'el houb ; Alger, Alger ; Lamouni Elli Gharou Menni ; Ana Lewliya et d'autres. A noter que ana el werqa el meskina n'a pas été chantée ou bien Wayyak de Farid El Atrach , ce qui est un peu dommage.

L'ambiance était bon enfant, une bonne soirée en fait.  




Ana Fel Houb


Il a plu ce vendredi, il est 21 heures 00. Nous somme dans la salle d'attente du Mougar. Je vois ici et là des jeunes avec des turbans et des cheches, ils savent ce qu'ils vont écouter. Je trouve que cela me démange, je reconnais une dermatologue.


à l'intérieur, c'est presque vide. Ca se remplit petit à petit.

22 heures : Ca commence, une godiche tremble en annonçant la couleur. Ils sont là : Onze, chacun tenant son instrument : On distingue le mahrez (pilon), taâridja(derbouka), tar, mandole.

Ce qui est marquant, c'est la ferda ou percussion qui donne le ton dans toutes les phases de la  Qacida  (Sard, Zerb, Hamaïa) ça commence tout doucement puis ça caracole dans des sonorités "endiablées" faisant rentrer les auditeurs dans une trance telle.



Intro



Le percussionniste au centre des musiciens, joue de la ferda et donne le ton aux autres.




Souhila Aloui avait participé au concours Alhan wa Chabab. Elle prête sa voix pour interpréter Ghoumari.

Pics

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Il est dix neuf heures, je ne peux pas le garder pour moi ; je prends le téléphone et j'appelle mon amie. 
- Y a Sidi Bemol qui chante ce soir au Théatre de Verdure.
- Ah ! Je te rappelle à 21 heures  si on peut venir.
Je suis dans l'expectative, ma soirée risque d'être chiante; remarque j'ai emprunté du CCF "Harraga de Boualem Sansal" que j'ai commencé l'après midi. Un peu de mouvement et une excitation des tympans et des phalanges, quoi de plus jouissif !
21 heures 03 min, je perdais espoir quand le cellulaire dringa. Ils sont là  m'attendre, je ne sais pas comment j'ai fait mais j'ai pu les rejoindre en deux minutes six secondes. 

Nous n'y croyons pas. Il est 21h20, ça se bouscule. Il y a des jeunes, beaucoup de jeunes, on se sent vieux . Ca se sent le pin, c'est normal, c'est le Théâtre de Verdure. On rentre, trois niveaux de fouilles, aujourd'hui c'est le onze septembre.

Et voila que ça commence, 

Cheikh Sidi Bemol est Hocine Boukella. Il trône sur une musique qui puise ses sources dans le rock, le blues, le chaâbi, le kabyle et quoi d'autres ? Un mélange qui ne fait que ravir les foules qui se sont déplacées. Il enchaîne titre sur titre et d'aucuns on ne regrette d'y assister. Même le roc que je suis a pu bouger un peu les épaules, applaudi à me brûler les paumes, raté quelques sifflets que mon amie a essayé de m'inculquer le savoir. 

A noter la participation d'un violonniste s'appelant Kheireddine qui a donné une touche de finesse. Applaudi chaleureusement !

Au final, nous sommes partis sous la pluie. Singin' in the rain ...








Françoise Demulder 
(9-6-1947  /  3-9-2008)

Françoise Demulder est la première femme à avoir gagné le world press en 1977 pour avoir figé dans le temps une image bouleversante, noir et blanc, où l'on voit une femme palestinienne implorant un phalangiste chrétien encagoulé, faisant partie des milices qui rasaient le quartier de la quarantaine où se trouvaient des palestiniens.

De cette image est née une amitié entre elle et Yasser Arafat ; elle avait couvert son exil à Tripoli en Lybie.

Elle a notamment couvert différents conflits et pas des moindres, on citera le Vietnam (chute de Saïgon) , le Cambodge, Cuba, le Pakistan, l'Ethiopie.

Françoise Demulder est tombée malade d'une leucémie, puis victime d'une erreur médicale la rendant paraplégique; des photographes ont organisé une vente de photos à son profit car n'ayant aucune couverture sociale.

Elle décède le 3 septembre 2008 d'une attaque cardiaque.



D'après Le monde 










Plein soleil
Film de René Clément
Année de sortie : 1960
Distribution : Alain Delon : Tom Ripley ; Marie Laforêt : Marge ; Maurice Ronet : Philippe Greenleaf.
Durée : 1 h 54 min

Plein soleil est une adaptation du célèbre roman de Patricia Highsmith "Ripley"
Alain Delon joue le rôle de Tom, prétendu ami de Philippe Greenleaf dont le père lui a demandé de le retrouver et de le ramener en Amérique contre une somme d'argent. Cependant, Ripley voit les choses d'un autre oeil : le faste, la vie facile sans se soucier des ledemains, la femme que Philippe aime, lui procurent une autre idée, celle de s'en débarasser et d'usurper son identité. 

Un film d'époque à voir ou à revoir 


C'est devenu un rendez-vous incontournable de la scène culturelle algéroise. Les maisons d'édition algériennes et étrangères s'invitent dans les halls de la foire d'Alger pour exposer des livres récents et notamment des oeuvres littéraires.

Comme à chaque édition, un thème est introduit : "Raconte-moi un livre" s'articule autour du livre de jeunesse qu'il soit artistique ou littéraire. Il y aura de ce fait des auteurs qui s'intéressent au public jeune, avec des conférences et des ateliers à la clé.

Pour l'instant, aucun programme n'a été publié sur le site du SILA. (A suivre ...)



Le Fait du Prince est le nouveau Nothomb.

Résumé :

Olaf Sildure, vient de mourir devant la porte de Baptiste Bordave. Au lieu de prévenir la police, ce dernier usurpe l'identité du richissime Sidure. Sa femme ayant accepté sa présence, Baptiste prend congé de lui-même. Il plonge alors dans un monde de richesse, d’ivresse et de beauté, et va peu à peu s’habiter à sa position.

Source : http://www.culture-cafe.net 

Plusieurs portraits de personnalités connues, photographiées par l’artiste Zeïda Benyoucef entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle (1869-1933) à New York, qui assistait à l’époque à un véritable sursaut sur les plans sociologique, économique et artistique, ont été exposés. Le responsable de la galerie, Frank Godier a indiqué que Zeïda Benyoucef était « l’un des meilleurs photographes de son époque », ajoutant que « ses origines ainsi que son élégance ont fait d’elle une artiste distinguée à New York. Son style innovant dans la photographie a attiré la haute classe new-yorkaise, dont des acteurs, écrivains, peintres et politiques ».

Zeïda Benyoucef a marqué son temps par sa plume et son objectif notamment en publiant ses œuvres dans des revues périodiques comme The Saturday Evening Post et Ladies Home Journal et en décrochant le poste de porte-parole de la société Eastman Kodak. Elle est également la créatrice du « Salon des Américains prestigieux » qui regroupe les photos qu’elle avait prises des présidents américains comme Théodore Roosevelt qui était à l’époque gouverneur de New York avant de devenir président des Etats-Unis d’Amérique, de l’ancien président Grover Cleveland (1901) et de nombreuses personnalités américaines du monde des affaires, de l’art et de la politique. Pour rappel, Zeïda Benyoucef (1869-1933), née à Londres d’un père algérien et d’une mère allemande, s’est installée à New York en 1895, où elle a travaillé comme styliste dans la confection de chapeaux féminins avant de se convertir à la photographie. A vingt-huit ans, elle ouvre son studio dans un des quartiers les plus chics de la ville. Après dix ans d’art photographique, Benyoucef embrasse le monde de la mode, un métier de femme bien accepté à l’époque.

APS

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