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Être Harrag, c'est partir de son pays d'origine vers un autre (plus clément ?) via un circuit de toute clandestinité. On renie son origine géographique afin de prétendre à des conditions de vie plus propices au bien-être.
C'est aussi partir, fuir les siens afin de clamer une liberté qui ne colle pas aux normes.
Lamia vit avec pour seule amie, la solitude. Dans sa maison à Rampe Vallée (Alger ), elle est la gardienne d'une demeure aux histoires diverses, aux fantômes qui assistent médusés à ce qui arrive de nos jours.
Lamia assiste aux départs successifs de ses parents, de son frère aîné, et voila que son petit frère s'en va, vers Oran, peut-être aller très loin encore. Elle est sans nouvelles, quand, un jour, on frappe à la porte : Une jeune fille apparait avec ses air de lolitas, elle a dix-sept ans , un ventre gonflé et la missive du jeune frère pour qu'on s'occupe d'elle. Lamia n'en croit pas ses yeux mais elle la laisse rentrer; elle finit même par s'attacher à elle.
Le roman dresse un tableau qui englobe le phénomène de l'immigration clandestine. Parfois, on verse dans la chronique (raconter des passages de reportages télé),
On retient que Cherifa (Lolita) est une immigrée clandestine de la pensée unique; une fille qui a fui pour ne pas être ce qu'on voudrait qu'elle soit. Les algériens sont presque tous des Harraga, encore faut-il savoir resister à embrasser l'idée unique.

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